Alzheimer : l'aide aux aidants fait aussi partie de la thérapie Alzheimer : l'aide aux aidants fait aussi partie de la thérapie
Ils sont déboussolés, parfois à bout de force, tristes souvent, dans le déni ou au contraire volontaristes, dans la culpabilité neuf fois sur dix... Ils, ce ne sont pas les malades mais les proches de ceux qui souffrent de la maladie d'Alzheimer.
Dans le jargon, on les appelle les "aidants", ceux qui au quotidien s'occupent, entourent les victimes de cette abominable pathologie qui peu à peu grignote, gomme les qualités, les défauts, toutes les aspérités de la personnalité de ceux qu'ils aiment tant et qui, au fil du temps, les transforme en ombre d'eux-mêmes.
Une sorte de mort avant l'heure, de double souffrance pour ceux qui les aiment. "Je me surprends à parler d'elle au passé, alors qu'elle est toujours là", raconte Claudine Ravin. Sa mère, âgée de 89 ans, a perdu en une poignée d'années, la quasi-totalité de ses facultés mentales. "C'est à peine si elle sait encore sourire", poursuit-elle.
Rapidement, les structures qui suivent les malades d'Alzheimer, que ce soit d'un point de vue médical, sanitaire, social ou administratif, ont compris l'importance qu'il y avait à venir en aide aux aidants, tant dans leur intérêt que dans celui des patients. Ils sont souvent les secondes victimes d'Alzheimer.
Les statistiques montrent que les conjoints des malades connaissent un taux de mortalité supérieur de 60 % à la moyenne nationale. Bien souvent, ils ne prennent plus le temps de s'occuper d'eux, de leur propre pathologie, dévorés par celle de leur mari ou de leur femme.
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