Des outils pour évaluer l’espérance de vie des patients âgés

Le pragmatisme s'invite à l'hôpital. Ou la théorie du juste milieu. Ni trop, ni trop peu. Ni surmédicalisation abusive, ni sous-traitement. Ainsi, grâce à une étude de chercheurs de l'université de Californie, publiée dans The Journal of the American Medical Association et relatée par un article du New York Yimes, ils est désormais possible d'évaluer l'espérance de vie d'un patient, afin d'ajuster son traitement. Le tout grâce à une échelle – à 16 barreaux précisément –, qui situe ses chances de survie de moyennes à excellentes, et de six mois à cinq ans. Les scientifiques ont organisé leurs trouvailles en index interactifs, répartis sur un blog spécialement créé à cet effet, ePrognosis, destiné toutefois seulement aux professionnels de santé. On peut y apprendre, relève l'article, qu'une personne de plus de 80 ans, qui cumule insuffisance cardiaque congestive, reins défaillants, perte de poids et d'appétit, capacités cognitives déclinantes et besoin d'assistance quotidienne a 69 % de chances de mourir dans les six mois. Il est donc préférable de l'hospitaliser. Par contre, si une personne âgée qui souffre d'un diabète de type 2 n'a pas plus de cinq ans à vivre, à quoi bon faire tant d'efforts pour maintenir, au prix d'une extrême vigilance, un taux de sucre dans le sang très bas, dont les résultats se feront ressentir des années et des années plus tard. Lire la suite sur le monde.fr